Le mental, la clef invisible de la performance
Le mental expliqué aux sportifs
Article niveau 1 : facile à lire
« J’ai senti que c’était le moment pour moi d’exprimer à voix haute cette autre voix, et d’essayer de faire taire la première qui me disait que je ne pourrai pas y arriver. Je me suis dit que je pouvais le faire, je me suis encouragé. Je me le suis répété fortement dans mon esprit. »
Novak Djokovic
Parlons ici de cette victoire en finale de Roland Garros de Novak Djokovic alors qu’il perd 2 sets, retournement de situation historique ! 😉
Voici ce que j’ai pu observer en séance psychopratique et qui fera avancer votre réflexion.
Dans le cas du tennis et plus spécifiquement du tournoi de Roland Garros, la réglementation interdit au joueur de rentrer en contact avec une tierce personne pendant les pauses entre les sets. A tel point qu’un juge de ligne suit le joueur dans tous ses déplacements pour s’en assurer. Mais heureusement, jusqu’à présent personne ne contrôle ce qui se passe dans le cerveau du sportif ni ce qu’il y met en place pour devenir meilleur…
Voici les 3 qualités indispensables à un sportif performant, c’est-à-dire à la hauteur des résultats pour lesquels il s’entraine. Positivité, lucidité et pragmatisme.
1 – Positivité : Reprendre confiance et être connecté à toutes ses aptitudes sans pensée négative (le doute) :
Quelles sont les solutions pour un sportif qui contre-perfome ? En effet, bien qu’il se soit entraîné dur il joue en-dessous de son meilleur niveau et voit la victoire lui échapper. Il hésite, montre des signes d’agacements puis fini par perdre en lucidité. Peu à peu, il laisse filer les points et devient incompétent malgré des heures d’entrainements.
Comment peut-il se ressaisir ? Revenir dans le match ?
2 – Lucidité : Être capable d’utiliser les différentes méthodes permettant de se recentrer :
Ajouter à son entrainement une séance psychopratique ce n’est pas juste « l’esprit pratique d’avoir mis les choses en place pour s’assurer la victoire ».
C’est aussi se connaître et être capable de mettre des outils fiables et adaptés pour en toutes circonstances retourner les situations grâce à votre force mentale.
Se retrouver (visualiser)
Apprendre à se voir ET se sentir perturbé.
Cette phase est difficile pour de nombreuses personnes car elle oblige à entendre des voix intérieures qui nous parasitent. Ainsi je constate que peu de personnes sont aptes à se décrire dans une situation complexe. C’est un vrai exercice qui semble au départ anodin mais qui constitue en réalité le pivot vers le changement de situation.
S’apercevoir que l’on fait fausse route.
Se rassurer (apaiser)
Apprendre à éliminer ce qui nous perturbe et nous encombre. Le digérer / le renvoyer/ le lâcher.
Se réunir (respiration/cohérence)
Apprendre à respirer de façon technique selon les particularités de son anatomie.
ex : Avoir tendance à avoir le hoquet traduit une certaine contraction du diaphragme.
Se propulser dans une nouvelle dynamique pour être en pleine capacité à faire face et réussir une épreuve.
Apprendre à s’accueillir successful, ressentir la joie et la chaleur de son succès. La compétition comme constat du travail en amont.
3 – Pragmatisme : Se montrer à la hauteur des enjeux immédiats :
Parfois dans la vie et surtout dans les milieux compétitifs, on n’a qu’une chance de bien faire. Et, c’est à ce moment là qu’il faut s’assurer de ne jamais tomber dans le désarroi. Des trajectoires de vie complètes dépendent bien souvent de ces quelques instants. Ainsi, construire sa victoire demande un engagement constant et tempérance même dans le tumulte. La victoire est une construction de chaque instant.
Que peut-on espérer après une séance psychopratique ?
Aller vers la satisfaction de soi en ayant pu tout donner sans s’effondrer + Éviter une défaite avec les honneurs et ne pas louper une possible VICTOIRE.
Une séance offre la certitude de mériter son résultat et d’avoir fait face au combat !
Pour Azur 17, Guillaume NOUËL, psychopraticien, auteur, conférencier.


